Devant l’augmentation de la taille des bateaux et du trafic, l’écluse d’Ivoz Ramet doit être doublée.
La nouvelle écluse sera beaucoup plus grande, de la taille de la nouvelle qui doit être construite à Lanaye pour désengorger le trafic.
Les travaux ont été retardés mais doivent commencer dans deux mois
On voit l’écluse actuelle côté berge
Dans la petite écluse actuelle d’Ivoz Ramet, on peut mettre 9 bateaux 38m comme le nôtre ensemble..et c’est trop petit.
Pendant ce temps en France, le canal du Nord reliant la France à la Belgique possède des écluses contenant deux 38 m, et le gouvernement s’interroge encore avant de commencer la construction du canal Seine Nord, dont les écluses seraient de 190 m.
On se souvient que mme Voynet, ministre dite de l’écologie avait brillamment signé l’arrêt de mort du canal « Rhin Rhône », stoppant ainsi le développement du port de Marseille, seul port du sud situé dans le prolongement d’un axe fluvial.
Combien d’emplois auraient été créés sur cet axe ?
Il semble que l’histoire se répète négativement pour le développement fluvial en France
Canal Seine Nord Europe, l’appel des 44
mercredi 23.03.2011, 16:20 dans la voix du nordA l’initiative de la Chambre de commerce et d’industrie de région Nord – Pas-de-Calais, quarante-quatre personnalités du monde économique et politique régional, de tous bords (maires, députés, sénateurs, président de communauté urbaine, d’agglomération, de chambres de commerce, anciens ministres), viennent de cosigner une lettre ouverte au Premier Ministre au sujet du Canal Seine Nord Europe.
« Il semble que l’Etat hésite à apporter sa part de financement à cette infrastructure et qu’il envisage de reporter, à nouveau, la date de mise en activité. Le dialogue compétitif qui aurait dû être lancé avec les groupes qui se sont portés candidats au partenariat Public-Privé, est bloqué depuis un an (…). Nous, élus politiques et économiques des territoires concernés par le Canal Seine Nord, nous interrogeons sur la volonté de l’Etat de faire aboutir ce projet. (…). L’Ile de France, la Picardie et le Nord – Pas-de-Calais, peuvent-elles faire l’impasse sur les 45 000 emplois qui seront, de l’avis de tous les experts, générés, à terme, par le Canal Seine Nord Europe ?
Le gouvernement, engagé dans le Grenelle de l’environnement, peut-il négliger un projet qui assurera la croissance du transport fluvial faiblement émetteur de gaz à effet de serre, et qui offre, par ailleurs, une réponse à la congestion de l’axe routier Paris-Lille? Nos régions peuvent-elles se passer du levier de développement que représente le Canal Seine Nord Europe ? Les plateformes multimodales projetées doivent-elles être abandonnées ? (…) Nous sommes inquiets, Monsieur le Premier Ministre, des retards accumulés, et nous ne comprendrions pas qu’un tel projet d’avenir échoue à quelques encablures du but. C’est pourquoi nous vous demandons de lancer, sans attendre, le dialogue compétitif en vue de la réalisation du Canal Seine Nord Europe, et de confirmer l’engagement de l’Etat pour son financement ».
Autre précision: dans l’émission « des racines et des ailes » j’avais annoncé que lors de la campagne de plongée entre Liège et Namur, 80 voitures avaient été retirées, or la travail était en cours et au final ce sont 257 voitures qui ont été retirées de l’eau sur ce tronçon, de source éclusière
Suite à la casse d’un tirant actionnant la porte avale de l’écluse d’Ivoz Ramet, toute la navigation est arrêtée, on arrive à 20 bassinées d’attente.
Nous avons admiré la conscience et la technique du directeur des voies navigables, des techniciens , éclusiers qui ont travaillé tout le samedi et dimanche pour permettre à la navigation de reprendre.
Les éclusiers ont même décidé de travailler toute la nuit pour désengorger le trafic lors de la reprise le dimanche soir.
Arrivés le samedi à 16h, nous sommes repartis le dimanche à 19h30, belle réparation d’urgence.
De Courtrai ou Kortrijk, vers Tournai nous avons tenté de passer par le petit canal qui traverse la ville.
Les écluses sont en effet petites mais ça passe. Les écluses manuelles sont dirigées par un éclusier très sympa qui gère les trois premières écluses. Le canal n’est pas hyper romantique, mas le trajet est beaucoup plus court, et c’est toujours agréable de tester un nouveau parcours.
Puis nous rejoignons l’Escaut, et le fameux pont de Tournai avant d’arriver au quai de chargement de Scherk, où l’on a pris 320 tonnes de beaux cailloux noirs du 6/20 pour les initiés
Après deux jours d’attente au milieu des cargos, plutôt dessous parfois, car on se sent bien petit, nous chargeons le mercredi soir tard nos rouleaux de Coilz.
Le port a deux jours légalement pour charger et s’organise selon toutes les demandes.
Le chargement est très impressionnant, car ce sont des rouleaux jusqu’à 25 tonnes que l’on vient placer sur le côté, ce qui entraine une gîte conséquente. Mais les chargeurs sont extrêmement précis et doux, et rien n’a bougé dans le logement. Tout se passe calmement sans paroles et le chef d’orchestre avec son bâton, commande le grutier qui récupère les rouleaux arrivés par train pour nous les charger
Venant de France, on est frappé en arrivant dans le canal qui mène à Roselaere , au nord ouest de Courtrai, de voir la multitude de déchargements côte à côte, de tous produits, sable, cailloux, céréales..
Le canal cul de sac à Roselaere est beaucoup dédié aux céréales et les usines fabriquent farines à pain, à patisseries, pâtes, biscuits.
Des bateaux arrivent sans cesse, et ni le froid ni la neige n’interrompent le trafic.
Les écoutilles sont bien chargées en neige qu’il faut balayer avant d’ouvrir.
Je précise que sur le film Gil ne se promène pas avec son sac à main, mais évite de glisser en ayant mis l’appareil photo dans un sac étanche, et oui, je sais c’est drôle, je n’ai pas résisté
Le canal passe entre St Dizier et Vitry le François sur le trajet des grues cendrées. C’est impressionnant de voir les vols de ces gros oiseaux d’environ 1,20m en V émettant des cris forts
On les appelle aussi oiseaux de Palamède, car ils l’ auraient inspiré pour créer les lettres V et Y de l’alphabet par leur vol
Une bonne explication sur la vie des grues cendrées que l’on rencontre près du la c du Der: grues
Voici le suivi en direct de leur migration sur le net:
Il fait beau dans la région du lac du Der, de très nombreuse grues prennent la direction du sud-ouest. Ces vols sont d’ailleurs une nouvelle fois visibles sur les radars de précipitations, cela signifie donc qu’ils sont conséquents. Les grues se déplacent rapidement (vent de nord-est, très favorable à la migration), à 9h00, elles sont déjà dans l’Yonne !! Le vent de nord-est est décidément très porteur : à 10h50, elles sont dans le Cher et à 11h30 dans l’Allier. Leur vitesse de migration est donc d’environ 100km/h!! On rencontre cette vague de grues également dans l’Aube, la Nièvre (plusieurs milliers), l’Indre (à partir de 12h30), la Creuse (à partir de 13h00), la Haute-Vienne (à partir de 14h00), la Corrèze, la Charente (à partir de 14h30), la Dordogne (à partir de 14h50), la Gironde (à partir de 15h30), le Lot-et-Garonne ( à partir de 16h00), les Landes (à partir de 17h00) et les Pyrénées-Atlantiques (à partir de 19h30). Des grues quittent également les sites de stationnements et d’hivernage du centre de la France. Dans l’Indre, elles sont notées dès 10h10. Dans la Creuse, 600 grues migrent entre 10h30 et 12h15. En Haute-Vienne, des vols sont notés entre 11h00 et 12h00. Dans la Vienne, les vols sont signalés dès 9h45. En Charente, des vols sont notées à partir de 12h10. Des grues sont signalées un peu partout sur le couloir de migration. Pour l’anecdote, une grue est posée dans le Jura.
A Namur, pour revenir sur la France, deux possibilités: soit prendre la Sambre et arriver par Valenciennes
ou remonter la Meuse et arriver à Givet.
On emprunte donc l’écluse de la Plante, dont le responsable gère un blog sur Namur et sa navigation
« meusenamuroise.be.
Une petite visite à l’écluse
l’écluse est gérée automatiquement , mais dirigée par l’éclusier
Celui-çi voit les bateaux grâce aux caméras
et gère la sassement de l’eau dans le bassin, les ouvertures de portes
Après le travail notre éclusier nous accompagne pour une petite virée à bord, et se fait guide pour nous faire découvrir ce tronçon, parsemé de splendides demeures
une belle chanson de Brel « l’éclusier »
puis voici la France à Givet, et nous abordons les villages de Meuse
Les bateaux étant de plus en plus gros, et devant passer un par un aux écluses, celles -çi sont engorgées. Il faut attendre parfois jusqu’à neuf bassinées (un éclusage) . Par chance étant petit, le kaïros arrive souvent à se glisser avec un gros bateau, alors que deux gros ne rentrent pas, et nous attendons beaucoup moins que les autres, qui peuvent perdre jusqu’à une demie journée à chaque écluse
en 2009, Ivoz ramet a éclusé 22000 bateaux, le trafic a augmenté de 83% en 20 ans.
les nouvelles écluses de Neuville, Ivoz ramet et Lanaye, permettront le passage d’un convoi de 9000 tonnes ou deux de 4500t, les barrages équipés de centrales hydrauliques, évacuateurs de crues, barrages à anguilles et pour Lanaye, une pompe releveuse pour éviter l’étiage de la Meuse
A partir de 19h, dans les Ardennes, à la fermeture des écluses, on pratique la chasse au bollard
la règle du jeu consiste à trouver un bollard qui pourrait se trouver dans un bief d’environ un km, dans la vallée de Montgon ( nous même avons pu en apercevoir dans la journée, mais ce n’était pas encore l’heure de la chasse, et ça ne comptait pas)
-Le bollard, très craintif, se cache dans les hautes herbes, car le service de fauchage est désormais réduit
-de plus, il fait nuit à 19h
-et la cerise sur le gateau, il pleut à verse
Le charme des jambes mouillées, battues par les orties vivifiantes à 19h45, en rentrant bredouille..
en désespoir, on a capturé un petit bout de muret, mais c’est moins glorieux dans le palmarès
ah, ça garde la jeunesse, un peu d’exercice ne nuit pas